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Ciné-rêves

Un atelier de réalisation avec les jeunes de l’Institut d’Education Motrice Colette Yver de Rouen.
Septembre 2025 à juin 2026

Description détaillée du projet
Le projet “Ciné-rêves” vise à la création par les enfants et les jeunes de l’IEM de 10 épisodes d’une mini-série de 10 portraits où ils expriment leurs rêves. Deux groupes participeront au projet : un groupe d’enfants de 7 à 13 ans et un autre groupe de 15 à 20 ans. La technique de l’animation permettra de réaliser leurs rêves les plus fous. Chaque jeune aura le choix de la forme choisie pour raconter son rêve. Ils participeront à l’écriture, au tournage en stop motion, un peu au montage aussi. Les jeunes réaliseront aussi un making of du projet pour une part en autonomie, afin de montrer l’envers du décor et tout ce qu’ils ont appris.

L’IEM Colette Yver des PEP 76
Un Institut d'Education Motrice est un établissement médico-social qui propose des prises en charge pour les enfants et adolescents sujets à une déficience motrice importante afin de les accompagner dans leur intégration familiale, sociale et professionnelle. Cette déficience nécessite le recours à des moyens spécifiques pour le suivi médical, l’éducation spécialisée et la formation générale et professionnelle.
La structure accueille 44 jeunes accompagnés par une cinquantaine de professionnels : éducateurs, psychologues, psychomotriciens, kinés, médecins, infirmières, aides médico-psychologiques, aides soignantes, éducateur sportif, chauffeurs… 
La dimension artistique et culturelle du projet est pensé comme un levier d’intégration, d’épanouissement personnel et de développement des compétences des jeunes. Le cinéma est pensé comme un moyen d’expression, de créativité, de stimulation cognitive et de socialisation qui favorise la confiance en soi et l’estime de soi.

Note d’intention de Florence Guillaume
Le projet Ciné-rêves a pour objectif de créer un espace d’expression pour des jeunes en situation de handicap à travers la réalisation de très courts-métrages. Le projet offrira à chaque participant la possibilité de se raconter, de dévoiler une part de lui-même, qu'elle soit réelle ou imaginaire, en utilisant les outils du cinéma comme moyen d’expression, de création et de communication, dans le respect et la valorisation des singularités.
Chaque participant réalisera un court-métrage de deux à trois minutes, aboutissant à une série d’une dizaine de films, chacun avec son univers propre, fruit de l’imagination et des désirs de leurs auteurs.
Afin de respecter la diversité des parcours, des compétences et des sensibilités des jeunes, chaque court-métrage sera pensé et conçu de manière personnalisée. En fonction des spécificités de chaque participant, la forme du film sera définie : certains choisiront peut-être de s’exprimer à travers une voix-off, d’autres opteront pour des dessins ou des collages visuels, certains privilégieront un choix esthétique comme le noir et blanc ou la couleur, ou encore une approche plus cinématographique comme le plan-séquence ou une succession de scènes.
Le travail préparatoire, particulièrement l’écriture (qui prendra différentes formes), occupera une place centrale dans ce projet. Ce processus se fera en étroite collaboration avec les éducateurs, les psychologues et les autres professionnels de la structure, afin de tenir compte des spécificités et des besoins de chaque participant. Chaque jeune aura ainsi un espace de dialogue pour exprimer ses goûts, ses envies et ses aspirations, et ensemble, nous trouverons la forme la plus adaptée pour permettre une meilleure traduction de ses idées et émotions à l’écran. Cette phase d’écriture sera un moment essentiel de co-création, où la liberté d’expression sera encouragée et où nous chercherons à faire émerger la vision unique de chaque jeune.
Tout au long du processus, l’implication des jeunes ira au-delà de la simple réalisation de leur propre film. Ils participeront activement à la création des autres courts-métrages, en fonction de leurs capacités. Que ce soit pour tenir une caméra, porter une perche, jouer les figurants, ou encore participer à la mise en scène, chacun pourra s’investir à sa manière et découvrir différentes facettes du métier de cinéaste. Cette approche participative permettra de renforcer le sentiment de coopération, de solidarité et de valorisation au sein du groupe.
Le matériel sera adapté pour répondre aux besoins spécifiques des participants et leur permettre de prendre part à toutes les étapes de la réalisation : chaque jeune sera impliqué dans les décisions techniques et créatives, en fonction de ses capacités et de ses envies. Cela permettra à chacun de trouver sa place dans le projet, en fonction de ses compétences et de son rythme.
En tant qu’intervenante spécialisée en cinéma, sensible aux questions du handicap par mon expérience personnelle et professionnelle, mon rôle sera de proposer un cadre à la fois structuré et flexible, afin de laisser à chaque jeune l’espace nécessaire pour exprimer son identité et sa vision du monde. Cette flexibilité sera essentielle pour permettre une adaptation constante aux besoins et aux aléas qui surgiront tout au long de l’aventure. Chaque imprévu, chaque défi, sera abordé comme une occasion de trouver des solutions créatives et de renforcer l’aspect collectif du projet.
Ciné-rêves permettra à ces jeunes de partager leurs histoires, leurs rêves et leurs émotions pour les transmettre aux spectateurs.

Première rencontre entre Florence Guillaume et les jeunes le 16 septembre 2025
Louanne (18 ans), Malko (15 ans) et Léa (15 ans) sont présents le matin pour rencontrer l’intervenante et faire part de leurs envies. Raphaëlle (17 ans) et Tamilla (15 ans) sont absentes ce jour pour cause de RV.
Florence Guillaume explique que chaque film sera fait sur mesure avec chaque jeune. Certains ont accès à la communication verbale, d’autres ont recours à de la synthèse vocale en actionnant leur tablette avec leurs mains quand leur motricité le permet ou grâce au mouvement de leurs yeux.
Louanne se présente en disant qu’elle aime faire rire ses copains!
Malko qui est non voyant aime les livres sonores, il est musicien, joue de la batterie et du piano), il peut jouer un morceau après l’avoir entendu.
Léa a de l’humour et aime les bêtises.
L’intervenante a choisi de leur montrer le film “Les chaussures de Louis” où un petit garçon autiste se présente. Un échange sur les sons et les images s’instaure. Ce film permet de montrer l’une des différentes façons de réaliser un portrait.
Louanne adore skier mais elle dit “Ça me parait compliqué à réaliser!”. Pour la première séance en octobre, les jeunes ont pour consigne d’apporter des photos, des objets qu’ils aiment.

L’après-midi, Florence rencontre le groupe des plus jeunes.