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Au fil des savoirs

Quand les élèves deviennent médiateurs de l’histoire anglo-normandeS
Septembre 2026 à juin 2027


À l’occasion du Millenium organisé par la Région Normandie pour célébrer le millénaire de la naissance de Guillaume le Conquérant, un nouveau projet d’éducation aux images et au patrimoine est mené avec Science action. Il réunit les élèves de la classe internationale du Collège Georges Braque de Rouen autour d’un monument emblématique de l’histoire anglo-normande : la tapisserie de Bayeux.
Intitulé « Au fil des savoirs », ce projet s’inscrit dans le cadre de la collaboration déjà engagée entre les villes de Rouen et de Norwich, en Angleterre. Il accompagne également le transfert exceptionnel de la tapisserie de Bayeux au British Museum de Londres, où elle est présentée dans le cadre de cet événement historique.
Pendant plusieurs mois, les élèves explorent l’histoire et la réalisation de la tapisserie afin de devenir à leur tour des médiateurs auprès de leurs homologues britanniques.

Devenir médiateur pour transmettre ses connaissances
Le projet place les élèves au cœur d’une démarche de recherche, de découverte et de transmission. Ils approfondissent leurs connaissances sur la tapisserie de Bayeux, son histoire, sa réalisation et les événements qu’elle raconte, avec pour objectif de pouvoir ensuite partager leurs découvertes avec les élèves de Norwich lors de leur voyage scolaire au Royaume-Uni en février.
Cette démarche leur permet également de travailler leur anglais, notamment en compréhension et en expression orales. Elle les amène à réfléchir à la manière de transmettre une information à un public, mais aussi à leur posture de médiateur : façon de s’exprimer, attitude, gestuelle, rythme de la parole et capacité à capter l’attention.
Le projet s’articule ainsi autour de six grandes actions : chercher, comprendre, expliquer, transmettre, écrire et filmer.

De la tapisserie à l’image : réaliser un film
En parallèle du travail de médiation, les élèves réalisent un court ou moyen métrage consacré à leur parcours.
Le film suit les différentes étapes du projet : leurs recherches, leurs découvertes, leurs apprentissages, les rencontres qui ponctuent leur parcours et leur évolution jusqu’au voyage au Royaume-Uni. Les élèves sont à la fois les sujets et les réalisateurs du film.
Ils sont accompagnés par Margault Aulagnier, réalisatrice, qui les initie aux différentes étapes de la réalisation audiovisuelle : prise de vue, prise de son et montage. Ils apprennent ainsi à construire un récit à partir des images et des sons qu’ils captent au fil du projet.
À leur retour de Londres, un nouvel atelier est consacré au montage. Pour rendre la découverte du logiciel plus accessible, son fonctionnement est abordé de manière ludique à travers une première approche « papier », permettant aux élèves de comprendre les principes du montage avant de passer à l’outil numérique.

Quand patrimoine et intelligence artificielle se rencontrent
Au cours des prochains mois, les élèves se rendent à plusieurs reprises à l’Atrium de Rouen pour découvrir l’exposition consacrée à l’intelligence artificielle proposée par Science Action.
Ils peuvent notamment y observer une maquette numérique de la tapisserie de Bayeux et découvrir comment les technologies et les outils d’intelligence artificielle peuvent contribuer à documenter et à accompagner sa rénovation.
Cette approche permet de mettre en regard un objet patrimonial millénaire avec les technologies contemporaines et d’interroger la manière dont les outils numériques peuvent aujourd’hui contribuer à la connaissance, à la conservation et à la transmission du patrimoine.
Les élèves assistent également à une conférence animée par Guillaume Debout, chef du LABO de la Fabrique du Patrimoine en Normandie, notamment chargé du suivi du transfert de la tapisserie entre Bayeux et le British Museum.
Cette rencontre leur permet d’approfondir leurs connaissances sur les enjeux patrimoniaux, historiques et culturels liés à la tapisserie et à son déplacement exceptionnel vers le Royaume-Uni. Elle les associe également, à leur échelle, à un événement majeur de l’histoire anglo-normande contemporaine.

Un projet entre la Normandie et le Royaume-Uni
L’échange avec les élèves de Norwich constitue une dimension essentielle du projet. Après avoir approfondi leurs connaissances et préparé leur travail de médiation, les élèves rouennais partagent leurs découvertes avec leurs homologues britanniques lors de leur voyage au Royaume-Uni en février.
Le film réalisé tout au long du projet accompagne également cet échange. Parce qu’il est construit autour de deux langues et de deux territoires, il alterne naturellement des séquences en français et en anglais.
Un travail de sous-titrage bilingue est ainsi prévu en collaboration avec les enseignants : les passages en français sont sous-titrés en anglais et les passages en anglais en français. Cette étape permet de rendre le film accessible aux deux groupes d’élèves et prolonge la dimension linguistique du projet.
À la fin de l’année scolaire, les élèves de Norwich doivent à leur tour se rendre à Rouen dans le cadre de l’échange scolaire. Une projection du film à l’OMNIA de Rouen est envisagée à cette occasion, afin que les élèves britanniques puissent découvrir le résultat du travail réalisé par leurs homologues français.
La date de cette projection reste à préciser en fonction du calendrier définitif de leur venue à Rouen.

Une première étape à l’Atrium
Le projet démarre le lundi 13 octobre à l’Atrium de Rouen. Les élèves découvrent l’exposition consacrée à l’intelligence artificielle proposée par Science Action et commencent leurs premières prises de vues.
Cette première journée leur permet également de poser les bases du travail de médiation et d’entrer concrètement dans une démarche où ils sont tour à tour chercheurs, spectateurs, médiateurs et réalisateurs.
À travers ce projet, les élèves sont ainsi placés au centre d’une expérience à la fois historique, culturelle, linguistique et audiovisuelle. De la découverte de la tapisserie de Bayeux à sa transmission auprès de leurs homologues britanniques, en passant par la réalisation d’un film qui retrace leur parcours, ils deviennent pleinement acteurs d’un projet qui fait dialoguer patrimoine et création, passé et présent, Normandie et Royaume-Uni, savoirs et nouvelles technologies.

Projet financé par Science action